La mairie de Concarneau accueille une exposition photographique dédiée à l’Egypte antique. Une quarantaine de clichés pris dans le pays entre 1850 et 1880, provenant du fonds de Gérard Fournier, sont ainsi visibles jusqu’au 15 février.
« Depuis gamin je suis fasciné par l’histoire de la Grèce, des Romains et surtout par l’Egypte antique. Le fait d’y avoir été en 2007 avec ma femme m’a conquis. On s’est dit qu’on reviendrait. Les paysages, les odeurs… Il faut vraiment s’intéresser à son histoire pour comprendre », raconte Gérard Fournier, ancien photographe installé durant 28 ans avenue de la Gare. Ancien collectionneur d’appareils photo en tout genre, il a décidé de troquer son fonds pour s’intéresser plus particulièrement à sa période fétiche. « J’ai voulu associer ma passion de la photographie et de l’Egypte antique. Depuis une vingtaine d’années, je recherche donc des clichés traitant de cette période ». Gérard Fournier a ainsi amassé en tout plus de 400 photographies. Des clichés provenant de galeries parisiennes spécialisées, de ventes aux enchères et surtout d’internet. « Ces documents proviennent en grande partie d’Angleterre et des Etats-Unis. Aujourd’hui, ils seraient très difficiles à trouver », note l’ancien photographe concarnois.
Sa collection, Gérard Fournier l’a déjà présentée au Musée Champollion, à Figeac, et au Musée de Normandie, à Caen. A la mairie de Concarneau, une quarantaine de ses clichés sont visibles au premier étage jusqu’au 15 février. On peut y admirer les lieux les plus emblématiques de cette époque, encore ensablés pour certains: la vallée des Rois, le temple de Karnak, le Ramesséum, le Sphinx ou encore les pyramides de Gizeh.
La série de Gérard Fournier livre également un témoignage historique des débuts de la photographie. Les tirages originaux visibles proviennent tous des années 1850, 1860, 1870 et 1880. Une époque où la photo sur papier et les négatifs en verre faisaient leurs premiers pas, quelque temps après l’invention du daguerréotype. « A cette époque, les Européens viennent s’installer dans le pays pour effectuer des photos et les vendre. C’est une période où les touristes commencent également à arriver », ajoute Gérard Fournier. Infatigable passionné, ce dernier s’envolera dès la semaine prochaine dans son pays de cœur pour y admirer une nouvelle fois les trésors de l’Egypte, immortalisés à jamais dans son exposition.